Sans tambour ni trompette

Sans tambour ni trompette

reportage sur les arts et la culture

claret sébastien

Concerts, musiciens, peintres, exposition, danse, photographie… le Sud-Est toulousain est riche de talents et d’ évènements artistiques. Sans tambour Ni trompette est l’ émission de l’actualité culturelle qu’elle concerne les professionnels ou les amateurs.

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Christine Parisot présente les artistes de la 5ème édition du festival de piano- le Printemps de Vigoulet-Auzil

Du 29 au 31 mai 2026, l’Espace Persik accueillera la 5e édition du Printemps de Vigoulet-Auzil – Festival de Piano. En quelques années, ce rendez-vous musical à taille humaine s’est installé dans le paysage culturel local grâce à une programmation exigeante, accessible et ouverte à différents univers musicaux.

Créé par la mairie de Vigoulet-Auzil, le festival a vu le jour alors que Christine Parisot faisait encore partie de la majorité municipale en tant que conseillère. Longtemps engagée aux côtés de son mari Daniel Parisot, fondateur de l’entreprise Piano Parisot, elle a participé à l’impulsion de ce projet culturel centré autour du piano et de son ouverture à tous les publics.

« Le piano a tout de suite été retenu comme le fil conducteur pour ce festival à Vigoulet, mais sans vouloir rester forcément dans l’idée du piano solo et de la musique classique », explique Christine Parisot. « On retrouve le piano à travers le jazz, la musique cubaine, le piano solo, en duo… C’est plutôt le piano dans toute sa diversité. »

Un festival ouvert à tous les publics

Au-delà de la programmation artistique, les organisateurs revendiquent une volonté d’ouverture et d’accessibilité. Pour Christine Parisot, la musique doit pouvoir toucher un large public sans renoncer à l’exigence artistique.

« C’est un petit festival familial, de qualité, mais il faut que tout un chacun puisse s’y retrouver, tout en ayant des concerts d’excellente qualité, de niveau national voire international. »

Cette philosophie se retrouve également dans les tarifs volontairement modérés depuis la création du festival. « C’est une volonté de la mairie, depuis le début, d’avoir des tarifs très bas au regard de la qualité de la programmation. Et le prix des billets n’a pas bougé depuis le début. »

Jazz contemporain, conte musical inspiré du Petit Prince et récital classique

Le festival s’ouvrira le vendredi 29 mai avec Greg Aguilar. Un artiste que Christine Parisot décrit comme « un jeune pianiste passionné de jazz », proposant « un jazz très contemporain, ouvert sur le monde et sa diversité, tout en restant très accessible ».

Le samedi, Clara Cernat et Thierry Huillet revisiteront Le Petit Prince dans un spectacle mêlant musique, texte et images. « On a des extraits du Petit Prince, le piano, le violon et aussi des images », résume Christine Parisot.

Enfin, le dimanche, le pianiste hongrois Benedek Horváth clôturera le festival avec un programme inspiré par la nature. « C’est un jeune pianiste qui a déjà derrière lui une carrière intéressante », souligne-t-elle. « Il a un jeu rythmique assez puissant, mais en même temps raffiné. »

Une programmation pensée comme un voyage musical

Pour Christine Parisot, l’identité du festival repose avant tout sur la diversité des émotions et des univers proposés au public.

« L’excellence musicale bien sûr, mais aussi la diversité. L’idée étant que tout un chacun s’y retrouve. »

Une formule qui semble séduire un public de plus en plus fidèle : « On a d’ailleurs de plus en plus de personnes qui prennent le pass pour les trois jours et qui apprécient de passer d’un univers à l’autre au cours du festival. »

Informations pratiques

📍 Lieu :
Espace Persik

Programme
Vendredi 29 mai – 20h30 : Greg Aguilar – Concert jazz
Samedi 30 mai – 20h30 : Clara Cernat & Thierry Huillet – Le Petit Prince
Dimanche 31 mai – 16h30 : Benedek Horváth – Récital classique
Tarifs
Adultes : 15 € par concert
Pass 3 concerts : 36 €
Moins de 18 ans : 10 €
Pass jeunes 3 concerts : 24 €

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Edwige Farenc : « La musique de chambre, c’est retrouver une liberté et un dialogue »

La violoniste Edwige Farenc sera sur la scène du Kiwi à Ramonville le mardi 12 mai à 20h pour le concert Entre Nocturne et Tango. Aux côtés de Coline Berland, Claire Pélissier et Gaël Seydoux, elle proposera un voyage musical entre Wolfgang Amadeus Mozart, Alexandre Borodine et Astor Piazzolla.
Membre de l’Orchestre national du Capitole de Toulouse depuis 1998, la musicienne évoque son parcours, sa passion pour la musique de chambre et sa vision du spectacle vivant.

Formée au Conservatoire de Dijon puis au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon, où elle obtient un premier prix de violon, Edwige Farenc poursuit ensuite ses études aux Pays-Bas, à Utrecht, auprès du violoniste Viktor Liberman. Très tôt, elle intègre de grandes formations européennes comme l’Orchestre des Jeunes de l’Union Européenne ou l’Orchestre Gustav Mahler avant de rejoindre, en 1998, l’Orchestre national du Capitole de Toulouse.

Pourtant, la vocation ne s’est pas imposée immédiatement. La violoniste évoque des rencontres décisives dans son apprentissage.

« Dans mes années lycée, j’ai eu la chance d’avoir Marie Béraud comme professeur de violon. C’est quelqu’un qui a changé ma vie. J’ai recommencé le violon un peu à zéro avec elle. Elle m’a aussi permis de rencontrer Jean-Jacques Kantorow lors d’un stage d’été. Voir des musiciens se donner entièrement à la musique, donner leur âme en jouant, ça a été un moment très fort pour moi. C’est là que j’ai compris que c’était vraiment ce que je voulais faire de ma vie. »

Depuis plus de vingt-cinq ans au Capitole de Toulouse, Edwige Farenc décrit le métier de musicien d’orchestre comme une expérience humaine autant qu’artistique.

« Être musicien d’orchestre, ça fait partie de ces métiers qui sont plus qu’un métier. Comme la médecine ou l’enseignement, ce sont des activités qui vous définissent profondément. L’orchestre, c’est une communauté. On devient en quelque sorte l’instrument d’un chef d’orchestre. C’est une expérience collective assez unique. »

Mais parallèlement à cette vie orchestrale, la violoniste défend depuis toujours la musique de chambre, notamment au sein des Clefs de Saint-Pierre. Une pratique qu’elle décrit comme plus intime, plus libre aussi.

À l’origine, rappelle-t-elle, la musique de chambre désignait une musique jouée dans des espaces privés, par opposition aux grandes œuvres religieuses destinées aux églises.

« C’est une musique faite pour peu d’instrumentistes et sans chef d’orchestre. On reprend la main sur les choix musicaux, sur le tempo, sur l’interprétation. On est plus exposé aussi, parce qu’on est seul sur sa partie. Mais cette autonomie apporte énormément. »

Le quatuor à cordes reste, selon elle, la formation reine de cette discipline.

« Il existe un répertoire incroyable pour quatuor à cordes. C’est une formation fascinante parce que chacun apporte sa personnalité, son écoute, sa sensibilité. C’est un dialogue permanent. »

Pour le concert Entre Nocturne et Tango, Edwige Farenc partagera la scène avec Coline Berland au violon, Claire Pélissier à l’alto et Gaël Seydoux au violoncelle. Tous se connaissent principalement à travers l’orchestre, mais chacun apporte un univers musical différent.

« Coline Berland est plus jeune que moi, elle a étudié au Québec, et cette différence de génération est intéressante dans le travail. Claire Pélissier a aussi une expérience du jazz, ce qui apporte une autre approche musicale. Quant à Gaël Seydoux, il a travaillé en Italie et participé à des enregistrements de musique contemporaine. Chacun apporte sa pierre à l’édifice et surtout une vraie bonne humeur. »

Le programme du concert reflète cette diversité. Entre classicisme viennois, lyrisme russe et rythmes argentins, le fil conducteur reste la danse et le mouvement.

Le quatuor de Wolfgang Amadeus Mozart occupe une place particulière dans le programme. Edwige Farenc souligne la singularité de cette œuvre écrite en ré mineur.

« Mozart est souvent associé à une forme de légèreté, mais ce quatuor montre une autre facette. Il y a quelque chose de dramatique, presque théâtral. On sent déjà une ouverture vers le romantisme. Dans le menuet notamment, le “sourcil est froncé”, ce n’est pas une danse légère. »

Autre univers avec le Notturno d’Alexandre Borodine, célèbre extrait du deuxième quatuor du compositeur russe. Médecin et scientifique de formation, Borodine n’était pas musicien professionnel, mais il a laissé quelques œuvres marquantes.

« Ce quatuor possède un talent mélodique incroyable. C’est une musique qui se chante. Le violoncelle y tient une place magnifique, avec beaucoup de dialogues entre lui et le premier violon. C’est une musique extrêmement lyrique. »

Enfin, le concert se conclura avec Four for Tango d’Astor Piazzolla, pièce écrite pour le Kronos Quartet. Une œuvre physique, intense, où les musiciens utilisent leurs instruments de manière inhabituelle.

« Piazzolla réussit quelque chose d’extraordinaire : il transforme une musique populaire née dans les bas-fonds argentins en une musique de concert sophistiquée. Il y a des rythmes très marqués, des glissandos, des effets percussifs sur les instruments. C’est très physique à jouer. »

Au-delà du concert lui-même, Edwige Farenc s’interroge aussi sur la place de la musique classique aujourd’hui. Elle estime que cette musique souffre parfois d’un manque de médiation et d’accessibilité.

« Beaucoup de gens pensent encore que la musique classique n’est pas faite pour eux. Pourtant, l’émotion musicale est universelle. On n’a pas besoin de connaissances pour être touché par une œuvre. »

La musicienne regrette également le manque de salles adaptées aux musiques acoustiques et la saturation des conservatoires, qui limite parfois l’accès à la pratique musicale.

Enfin, interrogée sur l’intelligence artificielle et le spectacle vivant, elle défend avec conviction l’expérience irremplaçable du concert.

« Chaque concert crée un micro-monde unique entre les musiciens et le public. L’écoute des spectateurs influence notre manière de jouer, notre investissement émotionnel. Tout cela est éphémère, vivant, impossible à reproduire artificiellement. »

Le rendez-vous est donné mardi 12 mai à 20h au Kiwi à Ramonville pour Entre Nocturne et Tango, un concert qui promet autant de virtuosité que d’émotion.

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Fernando Ubiergo : une voix chilienne entre poésie, mémoire et engagement

Un artiste en tournée européenne, invité de notre podcast 

À l’occasion de sa tournée européenne « 50 ans, ce n’est rien », Fernando Ubiergo fait escale en France et s’est confié à notre micro dans un entretien exclusif à retrouver en podcast.

Cette rencontre est l’opportunité de plonger dans l’univers d’un artiste rare, dont la carrière s’étend sur plus de cinq décennies. Entre souvenirs, création et regard sur le monde, il revient sur les grandes étapes de son parcours et sur ce qui continue aujourd’hui de nourrir son inspiration.

Une œuvre marquée par les débuts dans les années 1970

Fernando Ubiergo s’impose dès la fin des années 1970 comme une figure singulière de la scène chilienne. Sa chanson Un café para Platon devient rapidement un symbole pour toute une génération, notamment dans les milieux universitaires.

Peu après, il marque durablement les esprits lors du Festival de Viña del Mar avec El tiempo en las bastillas. Dans un contexte politique tendu, sous la dictature de Augusto Pinochet, la chanson résonne comme une métaphore puissante de l’enfermement et de l’aspiration à la liberté.

Avec Cuando agosto era 21, l’artiste explore ensuite un registre plus intime, abordant le temps qui passe et la mémoire, thèmes centraux de son œuvre.

Entre engagement discret et poésie universelle

L’un des éléments marquants du travail de Fernando Ubiergo réside dans sa capacité à évoquer des réalités politiques et sociales sans jamais tomber dans le discours frontal. Ses chansons, souvent métaphoriques, ont accompagné une période complexe de l’histoire chilienne tout en restant accessibles à tous.

Dans notre podcast, il revient notamment sur son rapport à cette époque et sur la manière dont la musique peut devenir un espace de liberté, même dans les contextes les plus contraints. Une parole rare, mesurée, qui éclaire son œuvre sous un angle à la fois personnel et historique.

Un lien fort avec l’Europe et le public francophone

Au fil des années, Fernando Ubiergo a tissé une relation particulière avec l’Europe, et notamment avec la France. Son écriture, souvent comparée à celle de grands noms de la chanson francophone comme Georges Brassens ou Jacques Brel, trouve un écho naturel auprès du public européen.

Lors de cet entretien, il évoque également ses influences, son regard sur la chanson française et les artistes qui ont pu nourrir sa sensibilité artistique.

Une tournée pour revisiter 50 ans de carrière

Avec « 50 ans, ce n’est rien », Fernando Ubiergo propose un voyage à travers son répertoire. Entre chansons emblématiques et moments plus intimistes, cette tournée européenne est conçue comme une rétrospective vivante, portée par la simplicité et l’émotion.

Dans le podcast, il détaille le choix des titres interprétés sur scène, sa manière d’adapter ses concerts à un public international et ce qui continue de le motiver à écrire et à se produire après toutes ces années.

🎧 Écouter l’interview

L’entretien complet avec Fernando Ubiergo est à retrouver dès maintenant en podcast sur notre site. Une immersion dans le parcours d’un artiste pour qui la musique reste avant tout une manière de questionner le monde et de créer du lien.

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Le Barda : le blues Punch and Badass.

Artiste toulousain singulier, Le Barda — alias Olivier Barda — fait partie de ces musiciens qui déjouent les étiquettes. À la croisée du folk, du blues et de la country, il façonne un univers à part entière : celui d’un one-man band à l’énergie communicative, capable d’embarquer son public d’un riff à l’autre, du bush australien aux terres occitanes. Guitare slide posée à plat, harmonicas à la ceinture et voix marquante, il incarne à lui seul une forme de musique vivante, libre et profondément ancrée dans le récit.

Du pseudonyme Zitoune au Barda : une trajectoire en mouvement

Anciennement connu sous le nom de Zitoune, Le Barda a parcouru bien des routes, littéralement comme musicalement. Une année et demie de vie en van, des albums auto-produits, et une présence active au sein de la Toulouse Folk Society : autant de jalons d’un parcours artisanal, mais toujours ambitieux. Son travail s’enracine dans ses expériences personnelles, dans une écriture sensible qui alterne entre introspection, groove et envolées festives. À travers les albums Colors of Paradize, Ode au vent, ou encore Punch & Badass Vol. 1, il tisse des histoires sonores où le réel flirte avec le mythe.

"Punch & Badass Vol. 2 Clash" : un concentré d’énergie brute

Son dernier album, Punch & Badass Vol. 2 Clash, sorti en 2025, marque un nouveau tournant. Ce disque, véritable concentré de puissance folk-rock, révèle une maturité artistique, avec des titres comme Fight Your Oldself ou Stranger qui confirment son sens du refrain et de la narration. À découvrir également sur scène lors de son concert de Noueille, un événement à ne pas manquer. Dans cette interview radio exclusive, Le Barda revient sur son parcours, ses inspirations et les coulisses de ce nouvel opus. Un échange riche, à écouter sans tarder pour plonger dans l’univers d’un artiste libre, passionné, et profondément humain.

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L’Orchestre Symphonique Toulouse Lauragais en concert à Castanet-Tolosan

Fondé en 2005, l’Orchestre Symphonique Toulouse Lauragais (OSTL) réunit une quarantaine de musiciens amateurs passionnés, issus de la métropole toulousaine et du Sicoval. Sous la direction de sa nouvelle cheffe, Mathilde Cattin, cet ensemble dynamique explore un répertoire éclectique, allant de la musique baroque aux musiques de films, en passant par des projets audacieux mêlant classique, danse ou même métal. Depuis deux décennies, l’OSTL captive son public par sa ferveur et son engagement, tout en tissant des liens avec des associations locales et des partenaires artistiques comme l’orchestre l’Alauzeta de Brive ou l’Académie de danse Carole Massoutié.
Le samedi 17 mai 2025, l’OSTL se produira à Castanet-Tolosan dans la salle du Lac à 20h30
Pour en savoir plus sur l’OSTL et les préparatifs de ce concert, nous avons eu le plaisir d’échanger avec Benoit Lopez, président de l’association, lors d’une interview radio.
Interview radio avec Benoit Lopez :